Carte blanche sur l’habitat

Carte blanche sur l’habitat

Carte blanche sur l’habitat.

En tant que jeune trentenaire, je me situe dans cette génération où nous avons appris de nos parents qu’il était primordial voire vital d’être propriétaire de son logement afin de « s’assurer d’une retraite confortable ».

Bien entendu, c’est aspect sécuritaire du logement et de sa possession est un élément à prendre en considération.

Mais comment fait-on dans ce monde en mutation rapide ? Aux normes strictes et au pouvoir d’achat moyen décadent ?

Si être propriétaire de « son chez soi » est un rêve pour beaucoup, il restera à ce stade sans disposition ou aides extérieures à ses propres ressources.

Dans ce système changeant, il me parait nécessaire de répondre aux problématiques de manières différenciantes.

Nous pouvons choisir entre attendre du salut par l’état, qui, il est vrai est conscient de la problématique mais agira certainement avec un temps de retard, comme souvent.

Et agir par soi-même, prendre les devants et créer des initiatives agiles.

Je vois déjà certaines personnes lever les yeux au ciel et penser « encore un délire écolo ». Alors pour le coup, pas de tout. Je dirais un délire écono.

Si l’habiter tend naturellement vers des performances énergétiques plus optimale, il doit surtout répondre aux possibilités économiques de ses habitants.

Or, je remarque souvent que lesdites « alternatives » au logement individuel et classique, représente, finalement, un coût qu’une majorité ne pourrait supporter.

Les habitats groupés, puisqu’il s’agit d’eux, sont d’ailleurs souvent connotés et hermétiques. Ceci est en autre expliqué par le réseau des personnes qui les composent.

Pourtant, ces habitants clameront le contraire car cela ne représente pas leurs idéaux. Mais dans les faits, il me parait difficile pour une famille moyenne d’accéder à une partie d’habitat dans le Brabant Wallon au prix de 510.000€ hors aménagements des communs.

Une piste de solution qui me parait intéressante à développer est le co-investissement ou en d’autres mots, l’achat groupé d’immobilier et non l’achat d’immobilier groupé.

Dans cette transaction nous parlons de concret, de mètres carrés. Nous venons avec un pouvoir d’achat supérieur à la moyenne des recherches et par conséquent sur un marché moins compétitif.

Les grands habitats, obsolètes tels que d’anciennes fermes en inactivité semblent être la cible idéale, comme pourrait l’être un grand terrain bâtissable.

Le collectif d’acquisition peut certainement bénéficier d’avantages concurrentiels auprès des organismes financiers par la masse de la transaction supportée par un plus grand nombre.

Il en va de même pour les travaux où une économie d’échelle s’envisagera facilement sur les divers ouvrages à réaliser. Le reste étant spécifique à chaque projet.

Une association, un professionnel, ou une personne avec un minimum de connaissance en immobilier ou en construction pourra être le référent, le coordinateur du projet.

La première étape étant de rassembler les critères des personnes souhaitant habiter dans une région sélectionnée et de faire matcher leurs désidératas avec l’offre disponible ou recherchée.

Ensuite, la division opérative des lieux et sa réparation en coûts pourra devenir effective et le projet passera rapidement à l’état de réalité.

Cyril Vander Ghinst

Pour clé en main